27 mai 2006

Et cela ne les dérange même pas!

Guy Drut amnistié !

Mais il n'y a pas lieu à polémique selon M. de Villepin car c'est un grand champion! Je vais finir par faire une rubrique sur la cohérence intellectuelle, là nous en sommes au point pathologique de non retour. 15 mois avec sursis? Effacé! Pourquoi? Il est membre du Comité international olympique.  C'est profondément affligeant, nous avons un président et un gouvernement qui vivent à des milliers de kilomètres des réalités, qui regardent la France du 20ème étage alors que les gens la vivent au quotidien du rez-de-chaussé.

 Aucun argument valable pour justifier cela. "Les hommes naissent égaux en droit, après ils se démerdent" disait Jean Yanne. Une fois de plus, la Justice (tant l'institution que le principe) bafouée, méprisée.

 

Hefpé 

22 mai 2006

Bernard Accoyer, un grand démocrate

Le président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale a déclaré en parlant du maire UDF d'Annecy : "Ils vont le payer. Bernard Bosson peut faire une croix sur sa mairie d'Annecy".

L'article 27 de la Constitution dispose : "Tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel".

En gros, cela signifie qu'aucun député ne saurait être sanctionné pour ses prises de position, surtout quand -c'est le cas ici- il fait passer les intérêts supérieurs de la nation avant les intérêts politiciens. C'est aussi cela la démocratie, à l'UMP, on a oublié.

 

Hefpé 

21 mai 2006

Une nouvelle voix politique ?

Mardi dernier, la nouvelle a été rude pour l’UMP. Menaces contre les centristes qui ont voté la motion de censure.

Bernard Accoyer en tête, une chose est sûre, les UDF le regretteront.

François Bayrou est-il fou ? Ou tout simplement responsable ?

Certes, on peut penser que l’opportunisme politique n’est pas absolument absent. Mais le doute doit lui profiter, et gageons que lorsque le pouvoir est à ce point délabré, on peut se demander si l’intérêt supérieur de la nation ne commande pas un tel vote.

En outre, on parle de « revirement à gauche » des UDF… Parlons plus volontiers d’un revirement au centre. L’UDF commence, semble t-il, à trouver sa place sur l’échiquier politique, et n’essaie plus d’imiter la droite. Espérons simplement qu’elle ne cherchera pas à imiter la gauche.

Et si l’avenir était au-delà du clivage gauche/droite qui structure notre vie politique ? Si l’avenir était d’en finir avec les manœuvres politiciennes, les affirmations démagogiques ?

Une grande majorité des français ne fait confiance ni à la gauche ni à la droite pour résoudre les problèmes qu’ils connaissent. Un parti au pouvoir, l’autre dans l’opposition, le premier ne disant que du bien de son leader et du gouvernement, le second applaudissant tout ce qui ressemble à une politique opposée à celle qui est choisie par la majorité, une bonne dose de dogmatisme, un peu de démagogie, et la recette de la Cinquième République est trouvée. De Gaulle est mort, sa République avec.

Alors une nouvelle voie ? Pourquoi pas ? De nouvelles formules politiques, une Sixième République, des réformes en profondeurs, avec du dialogue, et beaucoup de justesse. Avec de vrais hommes politiques, qui vont au-delà des clivages, qui recherchent l’intérêt du pays, dans le dialogue, dans le temps. Car le temps politique ne saurait être le temps médiatique. On ne règle pas les problèmes d’un pays devant les caméras de télévision. On les règle sans grand spectacle car les résultats sont longs à attendre, et le dire c’est combattre la démagogie de certains comme M. Sarkozy.

Alors si l’UDF ouvre une nouvelle voie, encourageons la, offrons nous la perspective d’une nouvelle formule, car à droite ou à gauche, la confiance que l’on peut leur allouer est tout de même dépendante de leur volonté à dire les choses, mais d’un côté ou de l’autre, le formatage, la pensée unique sont à l’œuvre.

Alors une nouvelle pensée, c’est oui M. Bayrou ! A vous d’être digne d’une éventuelle confiance que les français vous accorderait. Et ne tombons pas dans un travers : « On raillait ce siècle, ce qui dispensait de le comprendre » disait Victor Hugo, ne raillons pas l’UDF, comprenons, jugeons, votons.

 

Hefpé

Ils n'ont rien compris !

Comme le général de Gaulle disait « Je vous ai compris » aux pieds noirs, nous pouvons dire aux hommes politiques qu’ils n’ont rien compris !

Il y a encore peu de temps, on remettait le principe de présomption d’innocence en sacro sainte valeur -ce qui n’est pas un tort- mais aujourd’hui, la politique nous montre la conception qu’elle en a : une conception à géométrie variable.

Outreau faisait prendre conscience aux uns et aux autres qu’il convenait d’être prudent en matière judiciaire car la justice c’est important, et c’est dangereux quand on crie « au loup » n’importe quand.

Un p’tit clearstream et puis s’en va, toutes les belles paroles s’envolent vers l’erreur. Pas judiciaire. Ce ne sont pas les juges qui ont déclaré qui que ce soit coupable dans ce dossier, et il serait bon de laisser le temps judiciaire faire son œuvre. Le temps politique, le temps médiatique nous font beaucoup de mal dans ces affaires. Villepin est un salaud, Sarkozy une pauvre victime. Les choses ne semblent en réalité pas aussi simples au regard des différents éléments de l’espèce. Mais tant pis, la présidentielle approche, on tire sur tout ce qui bouge, au mépris des principes démocratiques garantissant l’exercice nécessairement serein de la Justice.

La cohérence intellectuelle, c’est dur !

 

Hefpé

09 mai 2006

Un peu de pub (clearstream)

Voici un lien que je vous conseil sur l'affaire CLearstream, vue par Maître Eolas. 

 

http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/05/09/344-and-the-winner-is#tb

Villepin dans la tourmente, la France dans le tourbillon médiatique

« Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme… » Ainsi, lors de l’enterrement de Pierre Bérégovoy, était rédigé le discours, prononcé en hommage de l’ancien premier ministre, de François Mitterrand. Aujourd’hui, à la lumière des affaires passées, de la tragédie que constituent certaines, de l’emballement médiatique qui, convenons-en, a trop souvent fait des victimes, nous ne pouvons que constater l’irresponsabilité d’une certaine partie de la classe politique.

L’affaire Clearstream doit être instruite, la Justice doit passer, elle est seule compétente pour dire qui est coupable. Déjà avec Roger Salengro, puis plus récemment avec Pierre Bérégovoy on a pu voir les drames susceptibles de découler d’un emballement médiatique, et de l’irresponsabilité de quelques hommes prétendus hommes politiques, mais qui ne sont bien que des politiciens, des adeptes de la politique politicienne, la politique qui n’en a que l’apparence, mais qui au fond n’est guère plus que des querelles de bas étage, méprisant la noblesse de la Politique, et de son utilité.

 

A la lumière de ce que nous avons comme éléments dans ce dossier, personne ne devrait s’empresser de demander la tête du premier ministre, quelques soient ses erreurs passées. L’affaire Clearstream demeure très obscur, et rien n’autorise personne à méconnaître le principe de présomption d’innocence qui s’appliquera à Dominique de Villepin tant qu’il ne sera pas condamné. N’ayons pas la mémoire courte, il y a quelques mois nous érigions le sacro-saint principe de présomption d’innocence en nécessité absolue à la suite de l’affaire d’Outreau, et déjà à cette date nous l’avons oublié ! La retenue et le respect des principes républicains et démocratiques nous exhortent à ne pas céder à l’aveuglement, à ne pas crier avec les loups, à ne pas « livrer aux chiens l’honneur d’un homme ».

 

Certes, le rôle de Dominique de Villepin semble suspect, ses explications sont contradictoires, mais en tout état de cause, seule la Justice sera habilitée à prendre une décision, et seule la loi pourra être à son fondement. L’esprit de la démocratie nous l’impose. La démission du premier ministre serait un non-sens : à l’heure où l’on tente de faire réintégrer dans la conscience collective l’importance de l’innocence présumée de tout un chacun, un tel acte conduirait inéluctablement l’opinion publique à faire l’amalgame entre cette démission et une éventuelle culpabilité sur une éventuelle infraction pénale.

 

Donc c’est sans avoir égard au fond de la politique de M. de Villepin que nous affirmons ici, aujourd’hui : il ne doit pas démissionner !

 

Hefpé

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