02 août 2006
Des réactions inconvenantes, stupides, déplacées
Dimanche 30 juillet dernier au Trocadéro à Paris, à l’appel de partis politiques et de syndicats s’est déroulée une manifestation en soutien aux victimes innocentes des attaques israéliennes. Jusque là, c’est plutôt positif.
Mais j’aurais pu faire un énième billet sur la cohérence intellectuelle, ou quelque chose du genre.
Plus particulièrement c’est le bombardement de Cana qui était visé, qui manifestement a surtout eu pour conséquence d’anéantir un certain nombre de civils.
Là où le problème se pose, dans cette manifestation parisienne, est le comportement d’un certain nombre qui brandissait des photos du chef du Hezbollah (Le Monde, Mardi 1er Août 2006). On ne peut voir la de graves dérives en contradiction totale avec ce que la raison réclame. Soutenir un groupe islamiste et terroriste, c’est se mettre au ban de la société française. Car ceux-là ont bien évidemment en tête les principes islamistes que la majorité condamne, une vision restrictive des libertés, notamment envers les femmes ou les homosexuels. Les soutenir, c’est cautionné la barbarie qui tue elle aussi des innocents. Et rien n’excusera jamais la bêtise de c eux qui soutiennent le terrorisme.
Condamner les excès d’Israël, c’est nécessaire, barrer partout la route au terrorisme, tout autant.
Encore une fois, le défaut de mesure, la méconnaissance des évènements pousse à une incompréhension majeure, et à des réactions hors de propos.
Hefpé
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01 août 2006
Une histoire bien lourde
Une histoire lourde, un passé du même tonneau, et un passif du même bois.
La crise au Moyen-Orient, entre les forces israéliennes et le Hezbollah semble bien difficile à appréhender. Et peu de gens aident à comprendre, car bien souvent, c’est par le manichéisme que passent les diverses explications.
Les israéliens pour certains, leurs adversaires sont l’un ou l’autre des salauds selon la position de l’intervenant. Et il est bien difficile d’entendre un point de vue médian, non partisan mais tout simplement objectif.
Je n’ai pas la prétention de délivrer une quelconque solution ou explication sur ce problème car les attendus et les conséquences sont tellement multiples, tellement anciens parfois, mêlant l’histoire, la politique, les caractéristiques sociales, sociétales, économiques etc… qu’il est bien compliqué de s’y retrouver.
Une chose est certaine, rien ne justifie que des groupes terroristes tels le Hezbollah s’en prennent à des civils, à des représentations diplomatiques ou d’organisations internationales, quelque soit le fondement, ou les arguments qu’il invoque au soutien de ces actions meurtrières et ne faisant qu’aggraver une situation qui semble déjà désespérer. En outre, rien ne justifie non plus les excès d’Israël lorsqu’il s’en prend à la représentation onusienne alors que les positions lui sont communiquées. Dans Le Monde daté 30-31 juillet 2006, on peut même lire que selon Kofi Annan ces actions pourraient être délibérées.
En conclusion, ce billet ne sert (s’il peut servir à quelque chose tout du moins) qu’à rappeler qu’il faut bien se garder de lancer des jugements à l’emporte pièce, abondant dans l’un ou l’autre sens, en prenant une position manichéenne, tranchante, délibérément provocatrice, aboutissant à lancer des vérités qui n’en ont que l’apparence.
Hefpé
16:11 Publié dans Autre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26 juillet 2006
De l’insécurité ordinaire
J’en parle après avoir entendu une chronique juridique qui en parlait.
La loi, si discutable puisse t-elle être, a vocation à s’appliquer à tous (un vieux principe de 1789 qui voudrait que tous soient égaux devant la loi, quelle idée ! Mettre les gueux au niveau des nobles !), que l’on ait ou pas des personnes à risque à charge.
Certes, en temps normal, personne ne viendra contrôler un particulier, sauf s’il est établi un manquement aux règles de sécurité dont découlerait une infraction telle la mise en danger de la personne d’autrui, à part sur dénonciation je ne vois pas comment cela arriverait. Auquel cas le procureur de la République pourrait ordonner une enquête et renvoyer devant le tribunal correctionnel l’auteur desdits manquements.
Néanmoins, pour les plus irresponsables, prenons un cas d’école. Une noyade accidentelle a lieu chez une personne. Deux cas possibles, soit la personne avait une installation aux normes, ce qui lui évitera tout autre problème que celui qui se posera pour sa conscience.
Pour celle qui ne respecte pas la loi, en plus du problème de conscience se posera un problème juridique. En l’espèce, des poursuites pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui voire homicide involontaire (3 ans d’emprisonnement et 45000€ d’amende). En effet, le décès ou tout accident entraînant des conséquences graves entraîneront très certainement une enquête, puis une éventuelle comparution devant une juridiction de jugement.
En conclusion, l’installation des équipements prévus par la loi, outre le fait qu’elle peut éviter de graves accidents, elle pourrait également sauver un portefeuille, voire la liberté d’un propriétaire de piscine.
Référence : Le droit et vous, France Info.
Hefpé
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