23 juin 2006
Le temps ne fait rien à l'affaire...
Pour comprendre la note, je vous invite à lire ce lien.
Voilà, lecture faite, que dire? Sinon que certains membres de cette corporation qu'est l'agriculture sont marquées du sceau de la niaiserie, du vide intellectuel qui caractérisent la plus basse des bêtises. Toute société a son quota de débiles profonds.
Mais là, on va au delà de l'entendement, au dela de la pire des haines que l'on puisse imaginer, avec une formulation d'une cruauté inconvenante, indécente, lorsque l'on se rappelle qu'il y a eu deux morts. A ce niveau des abysses de l'indigence intellectuelle, je ne sais quelle solution apporter, quelle solution la société pourrait elle apporter? En l'espèce, une amende c'est déjà pas mal, mais parfois, j'ai bien envie d'être beaucoup plus dur, que la société déverse toute sa capacité répressive sur ceux qui n'ont plus d'autre but que de faire mal, que de détruire, que de mentir.
Renouvellons notre soutien eux contrôleurs et inspecteurs du travail, et notre mépris le plus fort envers ces gens là, auxquels il faudrait partout barrer la route pour les réduire.
Hefpé
19:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18 juin 2006
"Le bal des outrés" d'Eric Halphen
Et oui, je vais vous parler d'un livre. Effacez ces sourires stupides! Car même si là je vous disais que j'essaierai de le faire souvent, cela fait presque un an que je n'ai pas parlé livre. Que voulez-vous, les gens qui les lisent pour moi sont débordés et doivent assurer le service pour la plupart des bloggeurs qui comme moi tentent de se faire passer pour intelligent, mais c'est sans compter sur votre sagacité chers lecteurs!
Donc le dernier (je crois que c’est le dernier) ouvrage d’Eric Halphen, ancien juge d’instruction célèbre. Qui s’est reconverti dans la littérature, la politique… Un touche à tout.
Le sous titre est « Propositions en réponse à ceux qui veulent tuer le juge d’instruction ». Décidemment cela commence bien, puisque l’on pense pareil : « la suppression du juge d’instruction, c’est pas bien ».
C’est en tout état de cause un ouvrage très intéressant car il rétablit des vérités sur des gens comme Georges Fenech, député et ancien juge d’instruction, qui veut en finir avec le dit juge, je ne parle pas des députés de droite pour la peine de mort dans certains cas. Mais plus généralement, cet ouvrage rétablit la vérité de ce qu’est le juge d’instruction. De sa mission, de ses sentiments, de son fonctionnement. Et disons le, de son importance dans les enquêtes, notamment financière, où l’indépendance et la force de caractère son des éléments forts d’une instruction réussie.
Des propositions faites en réponse à l’affaire d’Outreau, qui sont également de nature à renforcer le contrôle sur les magistrats, sans aller jusqu’à créer un climat délétère, mais en rappelant à tous leur rôle, leurs obligations, leurs devoirs.
Car aujourd’hui, l’affaire d’Outreau est passée, les hommes politiques ont tout oublié, l’inspection générale des services judiciaires, et la commission d’enquête parlementaire mettent en avant les vices du fonctionnement de la Justice dans son ensemble, mais on ne fera rien, car c’est cher et tant pis s’il y a un nouvel Outreau, on dira que c’est de la faute des juges, c’est tellement plus simple la démagogie.
Et aujourd’hui, on renvoie Burgaud devant le CSM alors que l’IGSJ ne voyait pas pourquoi.
Le gouvernement fait tout le contraire de ce que préconise les services d’enquêtes ci-dessus mentionnés, alors que les moyens, une vraie réformes sont des axes de travail fondamentaux. A croire qu’au sein de ce gouvernement, le seul axe de travail est la démagogie.
Donc si vous voulez en savoir plus sur des pistes de réformes, Le bal des outrés, Eric Halphen, Editions Privé.
Mon avis est que le livre est intéressant dans son ensemble. Halphen me paraît parfois u peu excessif, mais cela demeure un ouvrage citoyen.
Hefpé
15:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Que la bête meurt!
Un peu plus d’une semaine que c’est commencé, et déjà le sentiment d’un ennui profond m’étreint. Le football, dictature sportive jusqu’au 9 juillet prochain, pas d’échappatoire, pas d’évasion, une vraie prison qui ne dit pas son nom.
Tous les media nous en parlent, seule la mort de Devos a pu calmer –temporairement- ces ardeurs sportives… Mais elles reprennent, doucement, un peu comme un avion gros porteur. Doucement, puis de plus en plus vite, jusqu’à en devenir assourdissantes.
Et évidemment le désastre français alimente les conversations de comptoir. Normal, ces champions d’un jour en 98 sont aujourd’hui les vaincus, en tout lieu, en tout temps, ils n’arrivent plus à convaincre, ont-ils jamais convaincu ? Et si 1998 était un rideau de fumée ? Et si ce feu d’artifice de réussite, à trop éblouir, en avait fini par nous aveugler face à la réalité de ce qu’était le jeu de l’équipe de France ?
Mais la je m’avance, je ne suis pas la coupe du monde, pas même les matchs de l’équipe de France… Hérésie ? Anti patriotisme ? Certes non. Réalisme répondrais-je. Comment pourrais-je faire croire que mon patriotisme passe par le football et une équipe qui fait rire ? Qui pendant un temps s’est davantage attachée à la publicité et ses grasses rentrées financières qu’à un beau jeu qui illuminerait la France ! Qui ridiculise le football français selon certains.
Et d’ailleurs, qui croit sincèrement à la moindre chance pour l’équipe de France de gagner ? Qui ?
Cette équipe qui nous la joue « secret défense ». Les joueurs qui sont ces stars qu’on approche pas. Et vous voulez que je les soutienne ? Au nom de quoi ce narcissisme, cette prétention devrait m’amener à les soutenir. Ils sont si loin, et quel service nous rendent-ils ?
Une grosse machine, distante, prétentieuse, méprisante qui observe ce qui se passe autour d’elle. Qui fait la une des journaux et pour quoi ? Pour une victoire il y a 8 ans, et surtout pour des millions d’euros. Et certains viennent nous parler des fonctionnaires, à ceux-là aussi je parlerais volontiers de cohérence intellectuelle !
Ces joueurs qui utilisent leur statut d’idole pour nous faire la leçon, pour prêcher la bonne parole. Comme s’ils y étaient légitimes.
Cette grosse machine qu’est l’équipe de France, je n’ai aucune sympathie pour elle. Qu’elle change, apprenne l’humilité, la simplicité, la réalité. Qu’elle se transforme, se révolutionne, innove, réapprenne le sport et ses vertus.
Cette équipe est fixée au mouvement qui l’a commencé – c'est-à-dire 1998-, elle est finit ! Que la bête meurt, qu’une autre nous apparaisse.
Hefpé
15:15 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

